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La médecine moderne a établi des standards pour assurer le meilleur protocole de traitement en fonction des connaissances actuelles. Mais, malgré les progrès réalisés et les prouesses techniques des médecins, il existe encore une forte mortalité en cancérologie. Il est vrai que celle-ci n’est pas égale pour tous les cancers : un cancer de peau ou de la prostate guérit plus facilement qu’un cancer du poumon ou du pancréas. Aussi est-il justifié de se tourner vers les médecines naturelles pour compléter cet arsenal thérapeutique.

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Les indications de la médecine moderne La médecine moderne avec ses traitements (chimiothérapie, radiothérapie, chirurgie, immunothérapie, hormonothérapie…) s’occupe d’éradiquer les cellules cancéreuses. La médecine naturelle (diététique, vitamines, plantes, homéopathie, acupuncture…), quant à elle, agira sur :

– les effets secondaires indésirables des traitements conventionnels. Ceux-ci étant mieux supportés, les traitements pourront être poursuivis à doses efficaces ce qui améliorera leur réussite.

– les défenses immunitaires et l’état général de la personne qu’ils stimuleront.

– l’élimination des toxines hors de l’organisme.

– le terrain cancéreux. Car même si toutes les cellules cancéreuses sont éliminées, il faut aussi modifier le terrain. Car si le terrain favorable au cancer demeure, le risque d’avoir un second cancer après le premier est important. Les mêmes causes déclenchent toujours les mêmes conséquences. Certains disent même que le simple changement du terrain (cause) permet de détruire le cancer…

– le cancer lui-même. La tumeur se trouve alors détruite, ou enkystée. Il y a aussi des cas de « rééducation » de la cellule cancéreuse, c’est-à-dire des cas de normalisation de la cellule cancéreuse.

Malheureusement, la médecine naturelle ne dispose pas des moyens financiers de la médecine moderne pour procéder à des études à grandes échelles. Cependant des chercheurs de renom ont malgré tout fait des recherches de qualité et réaliser des découvertes très importantes.

  

Association des médecines naturelle et conventionnelle

Donc, il semble logique, dans l’intérêt des personnes malades, d’associer les traitements naturels (en tenant compte de leurs contre-indications et de leurs interactions éventuelles évidemment) en même temps que les traitements classiques. Ainsi, les chances de guérison s’additionnent (se multiplient ?) pour le malade… Les petits ruisseaux font la grande rivière. De plus, il convient de les commencer tous dès le début de la maladie et non d’attendre que l’un soit terminé (ou ait échoué) pour « essayer » l’autre. C’est une perte de temps !

De la même manière, il est indispensable de toujours suivre un traitement moderne dans tous les cas de cancer, de préférence, un traitement qui suivra les SOR (Standards Options Recommandations) dans un centre expert (uniquement). Certains critiquent ces traitements modernes les trouvant trop polluants pour le corps ou onéreux. C’est comme si on voulait se priver de la voiture ou du bus sous prétexte que c’est polluant… C’est polluant, c’est un fait certain, mais comment vais-je faire pour me déplacer à la campagne si je n’ai plus de voiture ? On espère tous qu’un jour, une énergie non polluante sera trouvée, mais en attendant comment faire ? Pour la chimiothérapie ou la radiothérapie, c’est la même chose. C’est polluant, mais aussi, très performant. D’ailleurs, il est possible de minimiser cette pollution et les effets indésirables des traitements avec les traitements naturels. Alors que faire en attendant la découverte d’un traitement efficace et non polluant, contre le cancer ? La médecine moderne a montré ses résultats dans le cancer, n’en déplaise à ses détracteurs. Elle est aussi championne pour les traitements cardiovasculaires, la chirurgie, le traitement des urgences… Il ne faut pas chercher à opposer la médecine moderne et la médecine naturelle. C’est une grave erreur. Au contraire, elles se complètent. Prenons un exemple : Quand je me déplace dans la campagne, je prends ma voiture. Si je veux faire du sport, je prends mon vélo. Si je vais à New York, je prends l’avion. Il n’existe pas d’opposition entre la voiture, l’avion et le vélo! Ils sont tous utiles, mais pas pour les mêmes raisons. Ils se complètent.

Le physique et le psychique

Dans un autre ordre d’idées, le corps et le psychisme sont souvent mis en opposition . C’est tout autant ridicule. On ne va pas dire : « j’ai mon corps par ici et ma tête par là ! ». Les deux s’influencent mutuellement. Il est connu que le stress prolongé, les soucis, les conflits produisent des troubles hormonaux, des troubles du sommeil, des troubles circulatoires, une fatigue, des baisses de l’immunité… Le stress agit donc sur le corps. Inversement, notre corps agit sur notre esprit. Lorsqu’une personne est fatigué,e lorsqu’elle souffre, lorsqu’une femme attend ses règles, n’est-elle pas davantage nerveux ou susceptible ? Donc, les deux interagissent continuellement l’un sur l’autre. Il n’y a pas de « tout-physique » ni de « tout-psychique ». Un gros choc psychologique peut être le facteur déclenchant d’une maladie, mais uniquement parce qu’il a révélé un état pathologique latent qui était déjà présent, mais sous-jacent. Il a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Le traitement passera par la solution du conflit, du stress, du moral, ce qui améliorera beaucoup le malade. Mais,il faudra aussi soigné le terrain… Car la maladie n’est rien et le terrain est tout ! Il faudra donc allier aux traitements du corps physique, les traitements du psychisme grâce à la psychothérapie, la PNL, le décodage des maladies…

L’effet placebo

Il ne faut pas non plus, rejeter, d’un geste méprisant, l’effet placebo sous prétexte qu’on ne comprend pas (ou qu’on ne veut pas comprendre) comment il fonctionne et que la science ne peut pas l’analyser. Le placebo représente 30 % des guérisons en moyenne. C’est énorme. C’est lui également qui intervient dans la pensée positive, la visualisation, l’hypnose… Il fait partie intégrante de TOUS les traitements. Et toute thérapeutique qui permettra de le développer sera bonne à prendre pour le malade.

Et la spiritualité

Enfin, la séparation du psychisme et de la spiritualité est curieuse. Car, la spiritualité fait partie des croyances propres à chaque individu et ainsi elle influencera obligatoirement sa vision du monde et donc son état psychique, sa pensée, ses motivations et son comportement. Selon que la personne croit en un Dieu bon, ou qu’elle croit en la réincarnation, ou qu’elle croit à la justice divine et à l’enfer, ou encore qu’elle ne croit en rien de tout cela (athée), sa vision du monde s’en trouvera totalement modifiée et ses actions (ainsi que leurs motivations) seront différentes. C’est logique. La spiritualité est un moteur aussi puissant (voire davantage) que le comportement sexuel décrit par Freud. La recherche spirituelle fait partie intégrante de la démarche de guérison. Chacun doit suivre son chemin propre et écouter ses intuitions. Inutile de faire appel à un gourou quelconque. Lisez, écoutez, réfléchissez, méditez, observez la nature et faites-vous votre propre opinion. Le principe n’est pas de croire en ceci ou en cela. Le principe est d’y réfléchir et d’évoluer.

Ainsi, la médecine du futur devra englober l’ensemble des médecines quelles soient modernes ou naturelles. Elle utilisera la pensée positive, les traitements psychiques, comportementaux et émotionnels. Les croyances de chacun seront aussi favorisées. On arrivera ainsi à une Médecine Universelle, constituant LA médecine unique, globale et intégrative… c’est-à-dire la médecine de demain.

Dr Luc Bodin