Les hivers sont souvent longs et rudes, limitant les activités extérieures et favorisant donc la prise de poids… Et ensuite arrive l’épreuve fatidique  : vais-je encore entrer dans mes vêtements de l’été dernier et dans mon maillot de bain ?  N’ai-je pas pris quelques petites rondeurs disharmonieuses ? Pour vous aider, des milliers de magazines et des thérapeutes de tout poil vous proposeront des recettes miracles. Pourtant, le nombre des échecs à ces régimes est notoire, j’en veux pour preuve l’augmentation incroyable des personnes en surpoids dans nos sociétés. Pourquoi ? Quelles en sont les causes et quelles peuvent être les solutions ?

Un manque d’exercice physique.

    C’est souvent la cause la plus fréquente des échecs aux pertes de poids. L’origine en vient souvent du manque d’habitude de faire du sport ou quelquefois du manque de temps (mais n’est-ce pas un mauvais prétexte ?). Il faut faire au moins 3 heures de sport par semaine… voire davantage si on veut que le régime soit efficace.

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Une erreur diététique.

De nombreuses erreurs alimentaires peuvent être causes d’échecs des régimes :
•    Les aliments sont bien choisis, mais consommés en quantités trop importantes.
•  Des personnes pensent bien faire, mais font une erreur d’appréciation. Elles mangent un aliment en pensant qu’il n’apporte pas beaucoup de calories, mais en fait c’est un aliment très riche en calories qui leur fait perdre les bénéfices de leurs efforts quotidiens… par exemple, un morceau de fromage, de l’avocat ou de la charcuterie… Il est donc important de montrer ses menus à son médecin pour lui demander son avis.
•  D’autres craquent régulièrement : elles font un (ou plusieurs) petit écart tous les jours ou un gros écart toutes les semaines ce qui met totalement à bas le régime suivi le reste du temps…  Un petit écart de deux minutes peut faire perdre 24 heures d’effort.
•    Le grignotage de petits morceaux de pains, de biscuits ou de sodas, finissent par apporter beaucoup de calories à la fin de la journée ce qui fait que la personne ne perd pas de poids.
•    La quantité mangée est trop importante par rapport aux activités physiques effectuées dans la journée. Ainsi, les entrées sont supérieures aux dépenses…

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La constipation.

    La constipation est un véritable fléau lors d’un régime. Normalement la consommation de fruits, de crudités et de légumes avec un peu d’huiles d’olive et colza solutionnent le problème. Mais pas toujours. La constipation fait que les déchets qui devaient être éliminés stagnent dans les intestins… et sont réabsorbés, favorisant la non-perte de poids. Si le problème persiste, il ne faut pas hésiter à prendre un peu d’huile de paraffine, de chlorure de magnésium (Chlorumagène), utiliser la cure Xantis ou l’homéopathie.

Une prise de médicaments.

    Une prise de médicaments qui favorisent la prise de poids. En effet, certains remèdes pris sur de longues périodes peuvent favoriser l’embonpoint. Certaines pilules (les plus anciennes surtout), les traitements hormonaux, la cortisone, certains anti-dépresseurs et sédatifs… sont connus pour faire prendre du poids. Les régimes amaigrissants n’ont souvent que peu ou pas de résultats tant que le médicament est utilisé. Et même après, il est souvent indispensable d’éliminer les restes de ces médicaments avec un traitement homéopathique par exemple, avant de commencer à voir les résultats de son régime.

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Une rétention d’eau

    Une rétention d’eau responsable d’un gonflement des doigts (les bagues ne glissent plus) et de l’ensemble du corps. Elle peut provenir de multiples raisons :
–    Un médicament (vu précédemment).
–    Une maladie comme un problème rénal.
–    Un dérèglement hormonal :
o  Thyroïde (en insuffisance) très fréquent chez les femmes.
o  Ovarien se traduisant par des prises de poids surtout au moment des règles (syndrome prémenstruel) et lors de la péri-ménopause. Il faudra alors recourir à un traitement homéopathique, de l’huile d’onagre, de la levure de bière, du soja, du magnésium… Ou bien, pour celles qui le désirent, un traitement hormonal ou une pilule, mais nous avons vu que quelquefois ils font également prendre du poids…
o  Surrénale en excès à cause du stress par exemple (mais pour d’autre le stress fera maigrir…)
–    Un excès de sel dans l’alimentation.
–    Une insuffisance veineuse entraînera aussi une rétention d’eau, mais surtout sur les jambes.
Dans cette situation, il convient de ne boire qu’à sa soif (jamais de restriction hydrique +++) et de limiter (pas d’arrêter) le sel dans l’alimentation : il faudra limiter les charcuteries, les fromages, les conserves, les fruits de mer, le vinaigre, la moutarde… riche en sel. Et, par contre, favoriser : les herbes de Provence, les épices, les condiments pour remplacer le sel… voire aussi le sel de régime vendu en pharmacie qui est riche en potassium l’antagoniste du sodium.

Un état de fatigue.
Un état de fatigue induira souvent une non-perte de poids. Cette situation est logique si l’on se place du point de vue de l’organisme : en situation de fatigue, il va stocker les nutriments, sucres et graisses afin d’essayer de combler son déficit énergétique… moralité, le poids ne descend pas même pour un apport alimentaire faible.
Ce ne sera que la disparition de cette fatigue qui apportera la solution au régime alimentaire. Mais si souvent la cause de la fatigue est évidente (surmenage, maladie, insomnie, anémie, diabète…) quelquefois elle n’est pas aisée à établir. Cela peut être une hyper-perméabilité intestinale (dysbiose par intolérance alimentaire), souvent présente favorisant l’entrée des toxiques et des germes dans l’organisme… Cela provoque une inflammation qui entraîne des troubles immunitaires et hormonaux responsables de non-perte de poids. La dysbiose est aussi à l’origine de maladies auto-immunes, de mycoses ou de viroses chroniques ou réactivées et d’intoxications par les polluants et les métaux lourds. Cela peut être dû aussi à une exposition prolongée aux champs électromagnétiques. Tout cela indique que le diagnostic et le traitement peuvent être longs et fastidieux.
De plus, est-il vraiment raisonnable de vouloir maigrir lorsque l’on est fatigué ? Il vaudrait mieux vouloir ne pas prendre de poids et réserver le régime lorsque la fatigue sera dissipée.

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Une carence en nutriments.

    Une carence en nutriments (vitamines, oligoéléments, minéraux) est aussi à évoquer, car comme pour les états de fatigue, l’organisme va stocker une grande partie du bol alimentaire pour tenter de compenser cette carence. Par exemple, une carence en fer avec ou sans anémie peut gêner une perte de poids. Les carences les plus fréquentes portent sur le magnésium, les acides gras oméga 3, le silicium organique et les antioxydants. Ces derniers seront apportés par les légumes, les fruits et les poissons. Mais une prise de magnésium et de fer (après contrôle sanguin) est souvent indiquée dans les régimes amaigrissants, au point que certains médecins les prescrivent systématiquement. Autrement de petits signes comme les cheveux qui tombent, les ongles cassants ou striés, la peau sèche, les crampes… indiqueront l’existence de carences qui peuvent être confirmées par des bilans sanguins. Attention aussi aux régimes alimentaires trop restrictifs qui peuvent justement induire des carences alimentaires qui seront source de non-perte de poids.
À signaler que ces carences peuvent venir d’un défaut d’apport alimentaire (les aliments ne sont pas assez riches dans tous les nutriments utiles). Mais cela peut aussi provenir d’un défaut d’absorption : problème intestinal, dysbiose…
Les acides aminés peuvent aussi être carencés. Si c’est la tyrosine, elle provoquera une chute de la sérotonine, une hormone du cerveau (neurotransmetteur) qui contrôle le moral et l’appétit. Une baisse de la sérotonine sera responsable de grignotage notamment en fin d’après midi ce qui empêchera toute perte de poids. Et si le déficit persiste, un état dépressif se développera…

Une acidose.
Une acidose de l’organisme favorise l’échec des régimes. Les acides proviennent surtout des viandes et des poissons, de l’alcool, des sucreries… de la sédentarité, du manque d’oxygénation, du stress et du surmenage. A contrario, la prise des crudités, des fruits et des légumes seront transformés pour la plupart en alcalins (même s’ils étaient acides au départ). Pour accélérer le mécanisme on pourra s’aider aussi de prise de bicarbonate de soude ou mieux encore de lithothamne biologique qui a un pH très alcalin (égal à 9).

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Un appétit trop important.

    Un appétit trop important qui incitera à manger des quantités trop importantes d’aliments ou à manger trop fréquemment (grignotage). Les causes sont nombreuses :
–    La baisse de la sérotonine, la fatigue, voire même les carences peuvent en être les responsables. Nous les avons déjà évoquées.
–    Le stress, la nervosité, l’anxiété : la solution de cet appétit féroce sera le traitement de cet état nerveux : plantes, homéopathie, huiles essentielles, acupuncture…
–    Des hypoglycémies (chutes de sucre dans le sang) qui surviennent lorsque la personne consomme des sucreries et/ou qu’elle est diabétique ou en pré-diabète. Les sucreries seront à supprimer totalement dans ce cas. Il faudra préférer des sucres lents de préférence à index glycémique bas qui apportent un taux de sucre équilibré pendant de longues périodes.
–    Des repas trop rapides…
–    Un manque de sucres lents lors des repas. Les glucides doivent toujours représenter 50% des apports caloriques de la journée. C’est indispensable.
–    Une acidité gastrique qui donnera une impression de creux à l’estomac faisant évoquer la faim. L’alimentation calme l’acidité… L’amélioration de la faim passera par le traitement de la gastrite par exemple avec de l’argile verte.
Les dernières études ont démontré que les personnes en surpoids avaient tendance à avoir moins de plaisir en dégustant leurs repas. Aussi compensaient-elles cela par une alimentation plus abondante.
Quelques remèdes aident aussi à réguler la faim comme les oligoéléments de Zinc-Nickel-Cobalt (2 ampoules/j) ou les granules d’antimonium crudum 5CH (3 granules le matin et 3 granules si fringale) en homéopathie.

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La génétique.

    La génétique : Il est évident aussi que la constitution et l’hérédité vont intervenir sur le poids. Les personnes carrées ont une ossature et une musculature qui feront qu’elles seront toujours plus lourdes que les personnes longilignes de même hauteur… Cette constitution ou ce surpoids se transmet aussi de parents aux enfants…
Actuellement, on découvre de nombreux gènes qui semblent responsables de ‘l’épidémie » d’obésité qui sévit dans nos pays… cela n’explique pas pourquoi, il y a (proportionnellement) davantage de personnes qui ont ce problème aujourd’hui qu’il y a 100 ans par exemple. La réponse vient certainement de l’épigénétique, qui fait que notre mode de vie induit sur l’ouverture ou la fermeture de nos gènes. Certainement que quelque chose dans notre société moderne (l’alimentation industrielle ?) est responsable de l’ouverture des gènes de l’obésité… Et lorsque les gènes s’en mêlent, les régimes sont plus difficilement efficaces.

Quelques aides efficaces.

    Pour aider les personnes dans ces régimes, il possible de prendre certains remèdes comme le Xenical qui limite l’absorption des graisses, mais qui est réservé à des situations particulières, les interventions sur l’estomac pour diminuer sa capacité, les plantes, l’homéopathie, l’auriculothérapie et l’acupuncture sont également très efficaces dans cette indication.
L’EFT et le TAT, deux techniques proches sont souvent très efficaces pour retrouver son poids d’équilibre.

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Les autres régimes intéressants.

Autrement, il faudra regarder d’autres régimes alimentaires comme :
–    Le régime hyperprotéiné qui consiste à supprimer tous les sucres afin de mettre l’organisme en cétose (excès de corps cétonique) ce qui supprime la faim au bout de 48 heures. Les protéines par contre permettront d’éviter que la musculature ne fonde…
–    Le régime par les groupes sanguins. Le Dr D’Adamo a sans aucun doute mis le doigt sur un élément important quand il dit que tout le monde n’est pas fait pour manger la même chose. Cependant, je ne pense pas que cette spécificité individuelle se limite aux seuls quatre groupes sanguins. Mais c’est déjà une bonne approche.
–    Les associations alimentaires sont aussi intéressantes à étudier, avec la chronobiologie. Certains aliments poseraient moins de problèmes lorsqu’ils sont pris seuls par exemple ou à certaines heures. Le régime dissocié en avait en son temps établi les bases.

Bien d’autres régimes existent, chaque « découvreur » y allant de sa petite touche personnelle. Quoi qu’il en soit, lorsque l’on a perdu son surpoids, un élément essentiel à bien se mettre en tête, c’est qu’à ce moment il ne faut pas reprendre la même alimentation qu’auparavant. Sinon les mêmes causes reproduiront les mêmes effets… et le poids fera un yoyo des plus péjoratifs pour la santé. Donc, une fois le poids voulu atteint, il est possible de rouvrir doucement et lentement l’alimentation, mais il ne faudra jamais reprendre ses anciennes habitudes. Et les vêtements conviendront toujours d’une année à l’autre…

Dr Luc Bodin
janvier 2010